Octobre 2019

04.10.2019

Université Paris Dauphine-PSL

La proposition de loi pour généraliser l’enseignement des enjeux liés aux changements climatiques dans l’enseignement supérieur a suscité de nombreuses critiques, notamment auprès de la Conférence des présidents d’université (CPU). « Nous n’avons pas besoin d’une loi, nous n’avons pas attendu les parlementaires pour mettre en place de la recherche et de la formation sur ces sujets. On ne peut laisser croire que les universités roupillent dans leur coin et qu’il faudrait les secouer », a déclaré Alain Fuchs, président de Paris Sciences et Lettres (PSL). Si en juillet, certains présidents d’université ont signé la tribune du Shift Project pour former les étudiants aux enjeux climatiques, il n’était pas question, assurent-ils, de passer par la loi. « On prend des initiatives, mais on n’a pas besoin de légiférer », souligne ainsi Isabelle Huault présidente de l’Université Paris-Dauphine.
(Les Echos, 03/10/2019)

A l’occasion d’une tribune contre la proposition de loi sur l’enseignement du climat à l’université, signé avec sept autres présidents d’établissements universitaires, Alain Fuchs, président de Paris Sciences et Lettres (PSL), qui regroupe notamment l’Ecole des Mines et Paris-Dauphine, accorde une interview à L’OBS. « Les universités n’ont pas besoin d’une loi. Elles enseignent déjà, et depuis longtemps, les enjeux du développement durable et de la crise climatique. A Paris Sciences et Lettres, une trentaine de formations sont liées à ces sujets et c’est valable partout en France », explique-t-il. « L’autre raison de notre refus tient à ce que les députés envisagent de légiférer sur ces sujets : ce n’est pas acceptable ! », poursuit Alain Fuchs. Selon lui, les programmes universitaires ne sont pas décidés par la loi dans un pays démocratique. En outre, il estime que le défi est aujourd’hui de former les experts les plus qualifiés dans ce domaine, sous tous ses aspects et de la façon la plus sérieuse.
(L’OBS, du 03 au 09/10/2019)

Dans une étude sur l'évolution du mix électrique français de 2020 à 2060, l'Ademe prévoit une baisse du coût de l'électricité grâce à un fort développement des renouvelables tandis que la filière EPR se révèle non compétitive. Pourtant quatre modèles comparables menés par différents équipes de chercheurs au DIW de Berlin, à l’OCDE, au MIT et à l’Université Paris-Dauphine convergent pour trouver des résultats très différents. Appliqués sur un cas similaire au système français, dans son contexte européen et avec des hypothèses de coût voisines, leurs travaux révèlent que « le nouveau nucléaire (EPR), même cher, bat économiquement les ENR qui n’occuperaient alors à terme qu’une part très limitée du mix électrique ». Même à un coût de 4 000 euros/kW et un prix de revient de 75-80 euros/MWh, l’EPR domine le mix électrique à l’horizon 2050 : de 70 à 75 % dans le modèle de Dauphine ; 60 à 65 % dans le modèle de l’OCDE et celui du MIT quand la part des ENR est de 10 %. La raison ? La valeur économique de l’énergie et des services produites par les ENR ne supporte pas la compétition avec celles des centrales pilotables qui peuvent produire à pleine puissance toute l’année.(Transitions & Energies, Automne 2019)

"Officiellement inauguré mercredi par une journée d’échanges sur les enjeux de l’intelligence artificielle à l’université Paris Dauphine-PSL, l’institut parisien PRAIRIE (PaRis Artificial Intelligence Research InstitutE), est spécialisé dans les applications de santé, de transports, d'environnement et de biologie. PRAIRIE fait partie des quatre lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt visant à la création d’Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle (3IA) suivant le vœu formulé par le Président de la République Emmanuel Macron lors du sommet AI for Humanity de mars 2018. Porté par le CNRS, l’Inria, l’Institut Pasteur, l’Université de Paris et l’Université PSL le projet parisien est également soutenu par de grands groupes de l’industrie du numérique, de l’automobile, de la santé." (Industries-techno.com, 04/10/2019)

"Peut-on se protéger contre une campagne activiste ? Oui, à entendre les nombreux conseils qui prospèrent sur ce marché. Comment ? « D'abord, par la performance », avait répondu Edouard Dubois, ancien responsable de la gouvernance chez BlackRock, désormais associé chez SquareWell Partners, en 2018, lors d'un colloque sur les fonds activistes à l'Université Paris Dauphine. « Peu de campagnes activistes ont prospéré quand la société cible était vraiment performante. » " (Les Echos, 03/10/2019)

Invitée dans l’émission « La France a tout pour réussir », Isabelle Huault, présidente de l’Université Paris-Dauphine, présente le programme « Egalité des chances », créé avec le soutien de sa Fondation, afin de sensibiliser les jeunes issus de zones sensibles à l’enseignement supérieur.« Actuellement, 10 % des étudiants en licence sont accompagnés par ce programme », indique Isabelle Huault. Nous essayons de suivre tous ces étudiants admis à Dauphine tout au long de leurs parcours de formation avec du tutorat et de l’accompagnement par des enseignants, des étudiants et des entrepreneurs, souligne la présidente. Par ailleurs, « nous possédons un incubateur pour accompagner les jeunes diplômés, les alumni ainsi que tous les étudiants de ce programme ayant des talents entrepreneuriaux », poursuit-elle.(BFM Business TV, 04/10/2019)

Dans une tribune, Hervé Gbego, vice-président de l’ordre des experts-comptables, président et fondateur du cabinet Compta Durable, propose d’avoir recours au concept de conservation du capital, que ce soit financier, naturel ou humain. Pour intégrer les enjeux écologiques en comptabilité, il faut prendre le temps de s’accorder sur la notion de capital, notamment sur les principes comptables que l’on met en œuvre, explique-t-il. Le principe du modèle CARE (Comptabilité adaptée au renouvellement de l’environnement), inventé en 2012 par Jacques Richard, professeur émérite à l’Université Paris-Dauphine, est de redéfinir la structure du bilan comptable en ajoutant au côté du capital financier, un capital naturel et un capital humain. « On obtient ainsi un instrument de gestion de la performance globale de l’entreprise », souligne-t-il. Ce modèle est actuellement enseigné par la chaire Comptabilité écologique à AgroParisTech, en partenariat avec Paris-Dauphine et l’Université de Reims(Le Monde, 06-07/10/2019)

L’Institut Interdisciplinaire d’Intelligence Artificielle PRAIRIE à Paris a été officiellement inaugurée mercredi par une journée d’échange sur les enjeux de l’intelligence artificielle à l’Université Paris-Dauphine. Spécialisé dans les applications de santé, de transports, d’environnement et de biologie, PRAIRIE est porté par le CNRS, l’Inria, l’Institut Pasteur, l’Université de Paris et l’Université PSL. Le projet est également soutenu par de nombreuses grandes entreprises, notamment industrielle, sous la forme du mécénat. En outre, PRAIRIE bénéficiera au moins dans un premier temps de 45 chaires. (IT Industrie & Technologie Newsletter, 08/10/2019)

Avec son opération « 2049 », L'Obs s'est engagé dans une démarche prospective visant à imaginer l'évolution de nos modes de vie dans une trentaine d'années. Dans un de ses scénarios, le magazine estime qu’en 2049, le charbon aurait presque disparu avec les produits pétroliers. En outre, la consommation d’énergie de la France de 2049 serait de deux fois moins celle de 2019, grâce à des habitats mieux isolés et au renouvellement total de la flotte de véhicules de transport. « Dans un scénario rose, les émissions de C02 passeraient de plus de 35 milliards de tonnes par an aujourd’hui à moins de 10 milliards en 2049. Soit le niveau de 1950, avec une population trois fois plus nombreuse et un PIB mondial dix fois plus important », explique Patrice Geoffron, directeur du Centre de Géopolitique de l’Energie et des Matières Premières à Paris-Dauphine. (L’Obs, 10-16/10/2019)

Etudiants et alumni de Paris-Dauphine

Elisabeth Aubineau prend désormais la direction communication, marketing et marque d’Aviva France. Titulaire d’un MBA en management et administration de l’Université Paris-Dauphine, elle avait rejoint l’agence d’assurance en 2015 comme directrice de l’audit interne et, est entrée deux ans plus tard, au comité exécutif. (Les Echos, 02/10/2019)

Dans son rapport publié en juin dernier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) considère que : « le moment est venu d’exploiter le potentiel de l’hydrogène pour jouer un rôle clef dans un environnement énergétique propre, sûr et sécurisé ». Si les véhicules fonctionnant avec une pile à combustible alimentée en hydrogène pourraient concurrencer les batteries dans les véhicules électriques, l’avenir de l’hydrogène dans la mobilité dépendra en premier lieu des infrastructures. Pour sa part, Patrice Geoffron, professeur au Laboratoire d’économie de Dauphine et spécialiste de l’énergie, ne croit pas « à un développement massif dans le véhicule léger à un horizon visible, en raison des coûts de déploiement pour assurer un réseau dense de stations de recharge ». « Il faudrait pour cela des volontés politiques coordonnées à un niveau international », ajoute-t-il. (Les Echos, 08/10/2019)

Florence Jusot, professeure à l’Université Paris-Dauphine, intervient dans l’émission « Les Matins » pour parler de l’Aide médical d’Etat (AME). Le dispositif permet aux personnes étrangères en situation irrégulière, établies depuis plus de trois mois sur le territoire, et ayant des ressources inférieures à 746 euros par mois, d’accéder gratuitement à la plupart des soins. « La France est assez original avec ce dispositif car dans les autres pays, l’accès aux soins des migrants est souvent réservé aux urgences ou des types de structures de soins équivalentes », indique l’enseignante, ajoutant néanmoins que « cette aide est difficile à obtenir car il faut arriver à comprendre les démarches ».(France Culture, 08/10/2019)

El Mouhoub Mouhoud, professeur à l’Université Paris-Dauphine, fait partie des invités de l’émission « Entendez-vous l’éco ? » pour parler du protectionnisme dans les pays à faible revenu. Alors que pour les organisations internationales, comme le FMI, le libre-échange est la condition du développement, l’enseignant, lui, estime qu’il n’y a pas de dogme et que le pragmatisme est de rigueur. « Sur le plan théorique déjà, les conditions pour que les effets du libre-échange mutuel selon la théorie des avantages comparatifs à la Ricardo soient réunies sont assez strictes. Il faut que les pays soient symétriques, il faut que les pays aient des avantages comparatifs tous les deux dans des secteurs à rendements constants ou croissants. Il n'y a donc pas de dogme, ce que nous apprend l'histoire économique récente s'agissant de l'Afrique, c'est qu'on a à la fois un échec du marché, et un échec de l'Etat », explique l’économiste. (France Culture, 09/10/2019)
 

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